
À l’issue de la session ordinaire du Comité de Politique Monétaire (CPM) tenue le 28 septembre 2026 à Yaoundé, la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) confirme sa trajectoire de rigueur et d’ambition stratégique. Alors que l’institution communautaire impulse une dynamique historique pour sécuriser les richesses de la sous-région, les postures d’obstruction du représentant centrafricain, Frank Antony Nganawara, suscitent une indignation croissante au sein des instances dirigeantes.
Le communiqué de presse rendu public ce 28 septembre 2026 par le Gouverneur de la BEAC, M. Yvon Sana Bangui, témoigne d’une maîtrise remarquable des fondamentaux macroéconomiques. Dans un contexte international marqué par le ralentissement de la croissance mondiale (estimée à 3,0 % par le FMI), la Zone CEMAC fait preuve d’une résilience exemplaire : l’inflation est maintenue sous la norme communautaire à 2,2 %, le déficit budgétaire se résorbe nettement à 3,3 % du PIB, et le taux de couverture extérieure de la monnaie bondit à 72,4 %, soutenu par une consolidation continue des réserves de change.
Ces résultats probants sont le fruit d’une gouvernance monétaire moderne, courageuse et résolument tournée vers l’avenir. Dans la continuité de cette stratégie d’affirmation économique, la BEAC et le Comité de Politique Monétaire ont engagé une démarche audacieuse et hautement stratégique : rapatrier et stocker l’or extrait du sol communautaire pour constituer une réserve de valeur souveraine. En transformant le potentiel minier local en garanties financières solides pour la sous-région, la CEMAC pose les jalons d’une véritable émancipation économique capable d’offrir à nos économies le souffle et la flexibilité que le cadre hérité du franc CFA peine à garantir.
Frank Antony Nganawara : la posture du blocage face à l’histoire
C’est précisément face à cette vision ambitieuse et patriotique que le contraste est saisissant. Selon des sources bien introduites au sein du CPM, Frank Antony Nganawara, représentant centrafricain au sein du Comité, s’obstine à ramer à contre-courant des intérêts vitaux de la CEMAC.
S’opposant fermement à la stratégie d’achat et de stockage d’or par la Banque Centrale, M. Nganawara choisit un alignement systématique sur les positions parisiennes et les intérêts financiers extérieurs. Une posture qui favorise la poursuite du bradage de nos ressources minières au profit de marchés occidentaux, asiatiques et du Moyen-Orient, privant ainsi l’Afrique Centrale de la pleine jouissance de son or et de la structuration d’un système monétaire solide et autonome.
Au sein des délégations des autres États membres, l’exaspération est désormais à son comble. Considéré par ses pairs comme un véritable frein à l’intégration, voire perçu comme un agent d’influence au service d’interêts étrangers au détriment de sa propre région, Frank Antony Nganawara s’isole chaque jour davantage.
Face à la détermination de la BEAC et au leadership affirmé de ses dirigeants à travers le communiqué du 28 septembre, les manœuvres dilatoires ne sauraient faire dérailler le train de la souveraineté monétaire. L’Afrique Centrale est en marche vers sa liberté économique, et l’histoire retiendra ceux qui ont œuvré pour son émergence tout comme ceux qui ont tenté d’en sceller la dépendance.
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