BEAC-BDEAC : Un Partenariat Boosté par 86 Milliards FCFA

LA BEAC RENFORCE LES MOYENS DE FINANCEMENT DE LA BDEAC

L’annonce du comité ministériel de l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale (UMAC), réuni en session ordinaire le 12 juillet 2025 à Malabo (République de Guinée Equatoriale), sur proposition du Conseil d’Administration de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) en sa session ordinaire du 10 juillet 2025, a autorisé la Banque Centrale à participer activement au financement du plan Azobe et autres lignes de la BDEAC.

Selon les résolutions dudit comité, la banque devra verser une somme additionnelle de 86 244 500 000 FCFA, payable en cinq (5) tranches annuelles de 17 248 900 000 FCFA.

Dans cette lancée, il faut souligner que les deux premières tranches ont été libérées respectivement les 04 juillet 2024 et 10 février 2025, à l’effet de maintenir la participation de la BEAC dans le capital de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC), soit des parts à hauteur de 33.43%.

Le comite ministériel a également encouragé la Banque Centrale à procéder au paiement du reliquat de la deuxième tranche de 80 milliards de FCFA. Ce financement était reparti en deux traites dont la seconde s’élève à 40 milliards de FCFA à verser cette année 2025 pour compléter l’avance de 40 milliards payée en mai 2016.

Toujours dans cet ordre d’idées, la Banque Centrale va procéder au versement de la troisième tranche au titre du solde du compte courant d’associés de 80 milliards de FCFA en 2026. Ce qui porte le total de cette participation au montant global de 240 milliards de FCFA sous la forme d’une ligne de financement conventionnée.

En plus, le comité ministériel l’encourage à veiller au remboursement par la BDEAC à bonne date des échéances du compte courant d’associés et de prendre toutes les mesures subséquentes à l’effet d’éviter des conséquences négatives sur les états financiers de la Banque Centrale, qui pourraient résulter d’éventuels incidents de paiement.

Il faut rappeler que la ligne de financement conventionnée, d’un montant total de 400 milliards de FCFA, vise à soutenir le développement économique et la consolidation financière de la BDEAC, notamment dans le financement de projets d’infrastructures prioritaires et le secteur privé. Cette-dernière a besoin de mobiliser 2 356,6 milliards de FCFA pour la mise en œuvre de 282 projets majeurs.

De l’avis des experts, l’arrivée d’un nouveau Gouverneur a la tête de la BEAC, le Centrafricain Yvon Sana Bangui, joue un rôle décisif dans la célérité des décaissements de la Banque Centrale pour soutenir l’institution dédiée au financement du développement dans l’espace CEMAC. Ils conviennent tous que sous le leadership M. Sana Bangui, la BEAC a renforcé sa crédibilité en consolidant sa mission de régulation monétaire ainsi que celle de levier du développement économique sous-régional.

En outre au vu des nombreux griefs portés par les partenaires de la BDEAC, notamment concernant les procédures bureaucratiques et les exigences de conformités qui empiètent sur les délais et la maturation des financements, cette dernière devrait assouplir sa démarche de travail afin de faciliter la mise en place des fonds et la réalisation à temps des ouvrages tant attendus des populations locales. Le président de la Banque de développement de la CEMAC, M. Dieudonne Evou Mekou devra, a la lourde mission de marquer la rupture d’avec le management de ses prédécesseurs qui a favorisé de tel goulot d’étranglement.

Quant aux populations de la CEMAC, ainsi que les chefs d’Etat de la sous-région le martèlent chaque jour, un arrimage des actions de la BEAC et de la BDEAC ne pourra constituer qu’un créneau salvateur qui favorise la proximité avec les operateurs économiques, décuple les capacités de développement local et optimise la croissance.

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